
Bon, voilà. J’ai pris la photo du grand écran géant dominant la salle du Conseil municipal des fois que … Les paroles s’envolent (surtout avec la tramontane qui souffle en ce moment) mais la photo immortalise l’engagement pris par le Maire et sa majorité.
Quelques remarques sur le document remis pour le “débat”, tellement optimiste, tellement le reflet de l’autosatisfaction qui règne au sein de cette majorité UMP, qu’un des leurs (il en fallait bien un …) s’est cru obligé d’applaudir : la crise économique est partout … sauf à Perpignan !!!
Et grâce à qui … ?
La proximité dont ils semblent avoir fait leur leitmotiv, doit être un concept nouveau qui les isole du monde réel et les conduit à vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Voici un extrait de notre dossier presse :
DOSSIER 1:
DÉBAT D’ORIENTATION BUDGÉTAIRE
Le dossier présenté en support au débat commence « très haut » : évolution du CAC 40, de €//$, du taux SWAP sur 20 ans …
Puis la loi de finances 2012 pour les Collectivités locales …qui se traduit concrètement par un désengagement encore plus fort de l’Etat, donc par une réduction de la dotation générale de fonctionnement.
Puis l’impact du « ralentissement économique » (période électorale oblige, on ne parle pas de « crise »…) dont il ressortirait malgré toutes les évidences vécues au quotidien, que Perpignan s’en sort BIEN.
Suit alors un catalogue de toutes les compétences municipales et TOUT VA BIEN, en tous cas, mieux qu’ailleurs selon le Maire et sa majorité.
• Satisfecit sur la culture (malgré réduction effective des moyens donnés à des structures autres que le Théâtre de l’Archipel)
• Satisfecit sur le sport (grâce au projet, mais non encore finalisé, de rénovation du Parc des Sports, aujourd’hui toujours en piteux état …)
• Satisfecit sur l’Education (malgré la fermeture de classes maternelles et primaires … et en annonçant fièrement le développement de l’accueil des moins de 3 ans, tout en prétendant dans le § suivant, avoir développé considérablement les places d’accueil « petite enfance »…)
• Satisfecit sur la petite enfance (en comptabilisant les places d’accueil dans les structures privées créées par défaut …)
• Satisfecit sur le développement social (malgré la marginalisation de plus en plus profonde entre populations et entre quartiers de la Ville …et la multiplication des actes d’incivilité)
• Satisfecit sur le logement social (là, ils ne font que six lignes … y a des limites à l’imagination !)
• Satisfecit sur la Propreté de l’espace public perpignanais (lorsqu’on sait que l’Agglo dont c’est la compétence, vient de décider que la collecte d’ordures ménagères n’aura lieu qu’une fois par semaine dans les quartiers – au lieu de deux jusqu’à présent, et envisage d’acheter des conteneurs plus grands hebdomadaires …) Même le centre ville n’échappe pas aux critiques et il faut souhaiter la visite tous les jours d’un Ministre afin d’espérer que le centre soit propre !!!
• Satisfecit sur la sécurité (à Gérone, il y a deux fois plus de policiers municipaux qu’à Perpignan … que dire sur ce satisfecit si ce n’est qu’on souhaiterait que le Maire et ses principaux adjoints, habitent à Perpignan pour se rendre compte…)
• Satisfecit sur le service de l’eau (renouvellement de la concession avec VEOLIA malgré toutes les critiques qui ont pu être soulevées … et encore une fois un mensonge : « le prix de l’eau va baisser » … D’abord, ce n’est qu’une partie du prix dont on parle –celui de la consommation, ensuite on oublie de dire que la « perte » de VEOLIA est compensée par les deniers publics – ce qui fait que l’eau à Perpignan est une des plus chères de France et en tout état de cause, au double de ce qu’elle aurait coûté si on avait repris en gestion publique ce servie de l’eau)
• Satisfecit sur les transports urbains (l’avis des usagers et des employés serait intéressant à recueillir …). * Cf. en fin de dossier « Le point précis sur les transports urbains »
Et on finit ce panorama d’autosatisfaction par la situation financière de la Ville :
là, à ce niveau, ce n’est même plus de l’autosatisfaction, c’est du délire !
• une prétendue maîtrise des dépenses de gestion : le budget fonctionnement général n’a pas baissé, au contraire. Ce qui a été gagné (économisé) sur la chapitre Personnels, a été repris dans le chapitre général de fonctionnement presque au centime près …
• un prétendu dynamisme de l’investissement (on intègre tout, y compris ce qui relève du privé… ainsi pour le Théâtre de l ‘Archipel investissements intégrés dans les comptes en Actif mais dont les coûts ne sont pas intégrés au Passif puisqu’on les a habilement transférés à l’EPCC Théâtre de l’Archipel …)
• une prétendue dette en diminution : la Mission municipale exigée par l’opposition réunie pour travailler sur l’endettement de la Ville , n’a eu aucun moyen de travailler véritablement (Cf. notre question écrite). Le paradoxe est flagrant entre l’optimisme frisant l’inconscience affiché par le Maire et sa majorité, et l’aveu par le Maire face au JDD, de l’endettement de la Ville (…). Encore une fois, le Maire pense être pertinent en comparant Perpignan et son Agglo à Montpellier et son Agglo en oubliant qu’à Montpellier il y a trois universités, des hôpitaux universitaires, un tramway, un opéra, des musées de taille nationale …
• des prétendus « bijoux de famille », le patrimoine immobilier dont la Ville est propriétaire et qui pourrait permettre le remboursement intégral de la dette (en oubliant qu’au CM du 3 novembre 2011 encore une fois, on a été obligé de substituer des emprunts aux recettes de vente de biens immobiliers budgétées… et non réalisées) *
(* Extrait de notre dossier presse du CM du 3 novembre 2011 :
DOSSIER 11 : DM 2 –
Quelques remarques dans l’attente du travail de la Mission d’information et d’évaluation exigée par l’Opposition municipale.
Recettes en moins (que ce qui avait été prévu en mars dernier ) sur les cessions de biens immobiliers : - 3.040. 861 euros
Sur 5 millions qui avaient été prévus … cela signifie que contrairement à la confiance qu’affiche le Maire lorsqu’il explique qu’il ne se fait pas de souci car il dispose d’un patrimoine immobilier important dont la vente pourrait permettre d’éponger l’endettement abyssal de la Ville, ça ne se vend pas !!! …
La course à cache cache :
Suppression de 1,7 Million en Section Investissement (dont la pauvre réalité est de 40 M par an !!!) pour augmenter de 1,250 Million en Section Fonctionnement (dont la dure réalité est de 170 M par an !!!).
A Perpignan, la présentation du budget primitif relève plus de la prestidigitation que d’un projet politique. La dure réalité, ce sont les emprunts, encore et toujours …)
Le tout finit par un tableau présentant la Ville de Perpignan comme exemplaire en termes de fiscalité : Pauvres Perpignanais, pour la 3ème fois successive, la fiscalité va être augmentée par le Maire et sa majorité municipale.
Que Jean Marc PUJOL ne se présente plus comme le malheureux hériter d’une situation qui a dégénéré sous la « gouvernance » Jean-Paul ALDUY : il assume parfaitement les choix politiques et de gestion de son mentor, et devra donc en répondre.