Est-ce que l’argent coûte moins cher lorsqu’il est public ?

23 mai 13

Stupide cette question quand on y pense, et pourtant tellement d’actualité.
Partout, et malheureusement de quelque « bord » qu’ils soient, des élus et responsables politiques sont contraints de s’expliquer sur l’utilisation de l’argent public.
Et force est de constater que ça ne leur plaît pas du tout !!!

Interpellé par mes soins suite au jugement du Tribunal administratif de Montpellier en date du 9 avril 2013, Jean-Paul Alduy oppose un refus catégorique à ma demande de régularisation des statuts de la Communauté d’agglomération qu’il préside, rejetant ainsi ma demande de suppression des 42 vice présidents actuels pour n’en garder que 15, le maximum autorisé par la loi du 16 décembre 2010.
Pour l’inciter à le faire, j’avais fait état de l’économie substantielle résultant de la suppression des 27 vice présidents de trop, et de leurs indemnités de fonction représentant chaque année 560.000 euros.
Dans sa réponse, il m’oppose les 106 millions d’euros d’investissements pour « un véritable plan local de relance » avec le détail des imputations … Bref, et ainsi qu’il le conclut, je fais de « la démagogie populiste » en venant râler pour … « simplement » 560.000 euros !!!
Peccadille donc que cette dépense inutile(je persiste) car il faut bien que tous les maires soient vice présidents (et donc cumulent ces indemnités) afin qu’ils trouvent un intérêt à le soutenir (ils n’en auraient donc pas s’ils n’étaient pas payés ?)
Bon, et puis c’est rien 560.000 euros par an. Ca coûte rien puisque c’est de l’argent public … Et puis à côté de ce qu’ils dépensent par ailleurs, c’est mesquin de le leur reprocher …

Ce système de « défense » est le même que celui, dans un autre domaine, auquel a eu recours le Président de la Région. Et ça confirme vraiment que les pseudo « adversaires de toujours » sont strictement identiques : qui a copié l’autre et vice versa ? Et s’ils sortent du même moule, alors il faut le casser (le moule) !

S’agissant des dépenses qualifiées d’« extravagantes », la défense de Christian Bourquin devant la Chambre Régionale des Comptes a consisté à s’insurger contre le fait que les magistrats se soient arrêtés sur des dossiers qui ne représentent « que 2% des achats en montant ».
Bref, ces dépenses hors marchés publics ne représenteraient pas grand chose par rapport au total de « la commande publique » !
Peccadille donc que ces « dépenses annuelles hors procédure de marché» de 130.000 euros de « champagne et spiritueux » ou de 31.600 euros de « fournitures de lit et de bain » ou de 50.000 euros pour des obsèques régionales et de 11.000 euros pour la cérémonie du « Le Roy est mort, vive le Roy ! »… et d’autres encore à découvrir (ainsi que l’annonce la presse).

Bon donc, pour nos deux compères, ces juristes (dans lesquels je m’inscris) ne comprennent rien aux grandes choses qu’ils entreprennent, et ne s’attachent qu’à des « détails » de centaines de milliers d’euros, voire de quelques millions d’euros cumulés…
Pfffffff, des « détails » vraiment puisque ne représentant pas grand chose par rapport aux centaines de millions d’euros d’argent public dont ils disposent !!!
Et si on leur demandait de les rembourser sur leur argent personnel, penseraient-ils encore que ce ne sont là que des “détails” ?

Collector !

18 mai 13

jo-nc2b00114-du-18-mai-2013
Journal Officiel n°0114 du 18 mai 2013 :

LOI n° 2013-404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe

Conseil constitutionnel
•Décision n° 2013-669 DC du 17 mai 2013
•Saisine du Conseil constitutionnel en date du 23 avril 2013 présentée par au moins soixante députés, en application de l’article 61, alinéa 2, de la Constitution, et visée dans la décision n° 2013-669 DC
•Saisine du Conseil constitutionnel en date du 23 avril 2013 présentée par au moins soixante sénateurs, en application de l’article 61, alinéa 2, de la Constitution, et visée dans la décision n° 2013-669 DC
•Observations du Gouvernement sur les recours contre la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe
•Mémoire en réplique présenté par les députés signataires du recours dirigé contre la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe
•Mémoire en réplique présenté par les sénateurs signataires du recours dirigé contre la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe

L’origine du procès politique qui m’est fait.

15 mai 13

Voilà. C’est la lettre que j’avais envoyée le 1er février 2013 au secrétaire de ma section (Christian Bourquin) et qui est certainement à l’origine du traquenard qui m’a été tendu le 22 avril dernier.
lettre-secretaire-de-section

Légalité et économie d’argent public : les 27 vice présidents de trop…

04 mai 13

Ma lettre à Jean-Paul ALDUY :

OBJET : Demande de régularisation des statuts et de l’organisation de PMCA.

Monsieur le Président,

Le Tribunal administratif de Montpellier vient de rendre sa décision en date du 23 avril 2013 dans le contentieux que j’avais initié à l’encontre du nouvel EPCI constitué suite à la fusion de la communauté d’agglomération de Perpignan et de la communauté de communes du Rivesaltais-Agly.

Le Tribunal administratif prenant acte du fait que cette fusion ne s’est pas opérée par absorption mais que les deux EPCI fusionnés ont été dissous en vue de la création d’un nouvel EPCI, désormais Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération, a enfin mis un terme aux difficultés résultant de la datation de la création de cet EPCI.

Ainsi, pour le Tribunal Administratif, c’est l’arrêté préfectoral du 27 décembre 2010 qui est l’acte administratif de création, et non l’arrêté préparatoire de Monsieur le Préfet en date du 15 septembre 2010.
Dès lors, la loi du 16 décembre 2010 prenait pleinement application et notamment ses dispositions figurant dans l’article L5211-10 CGCT en résultant : « Le nombre de vice-présidents est déterminé par l’organe délibérant, sans que ce nombre puisse être supérieur à 20 % de l’effectif total de l’organe délibérant ni qu’il puisse excéder quinze vice-présidents. ».

Depuis le 1er janvier 2011, date de prise d’effet de ce nouvel établissement public de coopération intercommunale, 42 vice présidents ont été désignés, là où la loi en limite le nombre à 15. Donc 27 en surnombre illégal, ce qui représente un montant annuel de 560.000 euros environ d’indemnités au titre de l’Agglomération.

Sachant que pour la plupart, ils cumulent l’indemnité liée à cette nomination illégale avec des indemnités pour leur mandat de maire, voire de conseiller général ou régional, je ne pense pas que la suppression de cette indemnité générerait pour eux des fins de mois difficiles.

En revanche, plus de 500.000 euros par an d’économies, cela permettrait à la Communauté d’agglomération que vous présidez, d’affecter par exemple des fonds d’action à l’Agence économique que vous venez de créer, afin d’accompagner des initiatives créatrices d’emplois.
En tout état de cause et quelle que soit l’affectation dont le Conseil communautaire déciderait, ces plus de 500.000 euros - issus des impôts des citoyens - méritent une meilleure utilisation que la rémunération de vice présidents surnuméraires.

De plus, je crois savoir que si vous proposiez cette régularisation des statuts de PMCA, mes camarades élus de gauche s’empresseraient de voter favorablement et vous permettraient ainsi d’obtenir la majorité qualifiée requise.

Dans cette attente, et sans qu’il soit nécessaire d’exercer un quelconque recours devant le Tribunal administratif de Montpellier, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en mes sentiments les plus démocratiques.

Petite analyse de texte.

26 avr 13

Jacques CRESTA, « patron » du PS 66, a tenu une conférence de presse hier, jeudi, « pour tenter de clarifier une nouvelle fois la situation de la section perpignanaise après l’éviction lundi des jeunes en attente de leur carte d’adhérent » (L’Indépendant 26 avril 2013).
Que dit-il d’intéressant ? A t-il clarifié ? Oui, incontestablement, mais pas dans le sens qu’il souhaitait.
Tout d’abord, et contrairement à son communiqué officiel de mardi, il reconnaît qu’il y a bien eu « incident » et « éviction » de jeunes. Son communiqué officiel affirmait qu’il ne s’était rien passé.

Ensuite, et contrairement à ses déclarations parues mercredi dans la presse, il avoue qu’il connaît certains de ces jeunes : « Je connais certains de ces jeunes. Ils sont partis avec un sentiment de frustration… ». Ben, la faute à qui ?
Un sentiment de frustration « … avec le sentiment d’avoir été manipulés » ajoute t-il.
Alors, lui les connaît. Moi, je ne les connaissais pas. Mais c’est quand même moi qui les manipulerais ??? Puisqu’il les connaît, et si c’était moi qui les « manipulais », ils le lui auraient dit, non ? Et, si c’était le cas, il ne se priverait pas de le clamer haut et fort…

Sur la question de la dérogation au calendrier fixé par la circulaire, il avoue qu’il ne sait pas encore si elle existe. Autrement dit, il n’y a pas de dérogation donnée par Solferino, contrairement à ce qu’il affirmait il y a deux jours en invoquant une « dérogation orale ». Là, il dit : « si elle est acceptée … ». Il avoue donc le coup de force.

Bon, bref, comme tout joueur de fifrelin amateur, il se prend les pieds dans le tapis : où est le constat d’huissier dont il faisait état pour des fausses signatures, un stylo unique et un porteur mystérieux d’espèces ? où est la décision de Solferino dont il faisait état, en disant que c’était le national qui bloquait ces adhésions (depuis plus de deux ans ?) ? où sont les sous dont il parlait ? s’ils existent, qu’ils les rendent puisqu’il a montré à la presse les bulletins d’adhésion (qui ne sont donc pas à Solferino…) et qu’il a les noms et adresses … (pour faire des pressions en catimini ?)

En revanche, ce qui apparaît enfin au grand jour, c’est la haine qu’ils ont à mon égard ! Oh, ils ont beau me renvoyer des chaussettes malodorantes dans le nez, chaussettes qu’ils ont su mettre en avant pour se faire élire et élire à nouveau, ce qu’ils voudraient par dessus tout, c’est m’éliminer, m’éradiquer, que je n’existe plus et surtout ne pas prendre le risque d’un vrai débat de fond avec moi …

La meilleure lors de cette conférence de presse, c’est lorsqu’il dit que cette alliance PS-EELV , celle que nous essayons de construire dans le temps (et au-delà des ego) en travaillant ensemble à un projet pour Perpignan, cette alliance ne pourrait que « faire perdre la gauche ».
Aaaaah, PS et EELV, c’est pas la gauche ? On peut ajouter PS + EELV + MRC, c’est pas la gauche ?
C’est sûr, ce n’est pas la leur puisqu’eux (le clan), ils ne savent que diviser. Mais, en creux, il confirme bien que c’est en rassemblant qu’on peut convaincre les perpignanais, et que pour leur part (le clan), ils ne veulent pas « prendre » la ville, selon leur terminologie guerrière qui est significative…
Cadeau à la Droite en retour d’ascenseur de l’élection sénatoriale du « Chef » ?

Quand on veut noyer son chat, on l’accuse de la rage.

25 avr 13

Ce sont des allégations graves et irréfléchies qui sont portées à mon encontre. De telles méthodes ne peuvent que renforcer la défiance des perpignanais, et des électeurs d’une manière générale, à l’égard de leurs élus.

A l’heure où les citoyens réclament de la morale, de la justice et de la transparence, il est paradoxal que dans mon propre camp, on ne respecte pas les règles de notre Parti en pratiquant la politique du coup de force.

A l’heure où les perpignanais réclament un vrai projet alternatif et rassembleur, porteur d’espoir pour les jeunes notamment, le souci de mon propre camp est de tenter d’éliminer l’équipe qui travaille depuis des mois à sa construction.

Car, comme à leur habitude, Christian Bourquin et ses proches tentent de dissimuler les deux seules vérités : ils bloquent toute adhésion à la section de Perpignan depuis plus de deux ans (il ne s’agit donc pas seulement de ces prétendues adhésions collectives de dernière heure…) et ils veulent anticiper le vote des militants en violation de nos règles afin d’éviter une décision interne sur le non-cumul dont la mise en œuvre est souhaitée par le PS national dès 2014. C’est ce que vient de décider le Conseil de Paris hier par exemple, ou les responsables PS d’Alençon, ou d’autres communes encore… Comment dans un tel mouvement de fond du PS, le « Chef » pourrait-il alors imposer son choix ?

« Un accord verbal »… ça ferait rire si encore une fois, ils n’étaient pas en train de mentir aux militants. Lorsque pour ma part j’ai appelé Solferino lundi après midi, on m’a renvoyée à la circulaire nationale prévoyant un vote en octobre, et nulle existence d’une dérogation écrite ou verbale …

Alors, c’est sûr, il faut me faire taire, il ne faudrait pas que je puisse convaincre les militants, et ils veulent me disqualifier en m’attribuant une tentative de putsch ou d’O.P.A. … Ridicule et consternant. Ce n’est pas moi qui ait le chéquier de la Région et du Département, comme ils se sont plu à le dire lors de différentes campagnes….De l’argent public, bien entendu, puisqu’il paraît qu’ils finissent leurs fins de mois avec leurs comptes personnels à zéro…

Quand on veut noyer son chat, on l’accuse de la rage … Mais le chat a des griffes, et de toute manière, je suis du signe du dragon.

Lettre à Harlem Desir.

24 avr 13

OBJET : Contestation

Cher Premier secrétaire, Cher Camarade,

Dans le prolongement du courriel que je t’ai adressé hier soir, je te saisis afin de contester la décision prise par Christian Bourquin et quelques militants à main levée hier soir (juste une cinquantaine), consistant à ne pas respecter le calendrier fixé dans la circulaire n°1386 de notre parti.
Uniquement pour la Ville de Perpignan, il a décidé que pour la désignation de la tête de liste, il y aurait appel de candidatures et vote avant le 14 juillet 2013, et ce, contrairement au calendrier national prévoyant un vote par les militants du 10 au 17 octobre 2013.
Sa motivation est claire car il veut échapper à la règle du non cumul qui pourrait malgré tout être imposée, ne serait-ce que de manière interne à notre parti.
Il veut donc imposer la candidature de Ségolène Neuville, déjà en cumul de mandats de députée et de conseillère générale (ayant gardé toutes ses délégations de vice présidente, même si elle en a abandonné le titre), et de Jacques Cresta, déjà en cumul de mandats de député et de vice président de la Région, outre sa fonction de Premier fédéral du PS66.
Il a déjà annoncé à plusieurs reprises dans la presse locale que c’était là son choix (ce qui renvoie une piètre image de notre parti en terme de démocratie …).

En fait, ce qui s’est passé hier soir au cours de la réunion de section de Perpignan, est révélateur de la stratégie qu’il veut imposer pour arriver à ses fins :

1°- Il a avoué que depuis plus de deux ans et demi, il bloquait toute adhésion nouvelle à la section de Perpignan. Il y aurait eu de nombreuses adhésions au PS au moment des manifestations contre la réforme des retraites, puis lors des Primaires socialistes et enfin lors de la campagne présidentielle. Il a reconnu ce qui constitue une faute es qualité de Secrétaire de section, tout en se justifiant par le fait qu’il ne voulait pas « qu’on vole leur vote aux militants de Perpignan ». Sous entendu, il y aurait de « vrais » militants, les anciens (dont il reste peu, si ce n’est une majorité d’affidés, les autres n’étant même pas venus lors des votes pour le dernier Congrès), et il y aurait les « faux » militants, ceux qui ont adhéré dans le grand mouvement de fond qui a permis la résistance aux réformes sarkozistes, la victoire de notre Président et de nos parlementaires … C’est dans cette finalité là qu’apparemment 150 à 180 adhésions nouvelles auraient été bloquées (dont les jeunes des quartiers qu’il a instrumentalisé hier soir).

2°- Les incidents d’hier soir ne résultent pas de la venue d’une dizaine de jeunes adhérents auxquels l’accès au local du PS a été refusé : la police était là ( ?) et elle n’a pas eu à intervenir car il n’y a pas eu d’incidents. Les incidents sont intervenus après le départ de la plupart d’entre eux lorsque trois de ces jeunes ont voulu assister à la réunion.
Christian Bourquin a alors demandé qu’on les sorte car, selon lui, la réunion était privée et réservée aux seuls adhérents PS rattachés à la section de Perpignan : cris, insultes, raccompagnement musclé à la porte et au bout de près d’une heure, les jeunes en question se voient la porte métallique fermée sur leur nez.
Puis, il a essayé de me rendre responsable d’un prétendu « putsch » qu’auraient voulu faire ces jeunes… J’avoue être sortie de mes gonds d’autant que je ne pouvais cautionner ce comportement à l’égard de ces jeunes issus des quartiers défavorisés de la Ville. Je jure que c’était bien la première fois que je voyais ces jeunes.
Mais la question n’est pas là.

En fait la stratégie de Christian Bourquin était de « passer en force » le calendrier spécifique pour Ségolène Neuville. J’avais commis « l’imprudence », après avoir fait vérifier auprès de certains membres du B.N. qu’il n’y avait aucune dérogation accordée pour Perpignan, d’avoir adressé à Christian Bourquin et à Jacques Cresta, la circulaire n°1386, récupérée sur internet puisque non distribuée aux militants. Mon mail, dont tu trouveras copie en pièce jointe, a été envoyé à 16h 40 hier, avec pour objet « à toutes fins utiles… ».
Je les ai donc informés que j’entendais faire état de cette circulaire et dissuader les militants présents de voter à sa demande un calendrier spécifique à Perpignan, en violation du calendrier national.
J’avais donc préparé des copies de la circulaire pour la distribuer aux camarades.

Cet incident a été sciemment provoqué par Christian Bourquin, lui qui vient toujours aux réunions de section avec son « staff » du Conseil régional (dont certains ne sont pas membres de la section, ni même PS…) et qui laisse –sauf hier soir - des militants non encore inscrits à la section, voire des militants d’autres sections, assister à nos réunions.
Alors pourquoi avoir voulu qu’on « sorte » ces trois jeunes, puis dans la foulée, deux de mes proches dont le secrétaire du Groupe d’opposition municipale que je préside ?

En fait, en provoquant cet incident, en m’accusant de « putsch », en m’incitant à sortir de mes gonds et à partir, ce que recherchait Christian Bourquin c’était d’éviter tout débat sur le caractère illégitime du calendrier spécifique qu’il voulait faire entériner en section.
Après que je sois partie, il s’est attaqué à certains militants jusqu’à ce que ces derniers « craquent » et partent à leur tour …
Il a fait « place nette » et conforté par le vote à main levée de ses seuls affidés, a décidé de ce calendrier illicite (la liste de présence que pour ma part je n’ai pas signé, ne prend pas en compte les départs en cours de réunion…).

Voilà comment on met en place la machine à perdre toute chance de gagner une ville de plus de 100.000 habitants.

Là où il faut rassembler toutes les forces de gauche, Christian Bourquin divise, y compris dans notre propre Parti.

Là où il faut susciter un engouement, notamment des jeunes, Christian Bourquin leur ferme la porte au nez de manière brutale et non exempte de discrimination.

Là où au-delà de notre parti, nous devrions être en train de bâtir un projet , Christian Bourquin ne se préoccupe que de « garder la main » en désignant les « siens » au mépris de notre volonté de rénovation et de moralisation de la politique par le non cumul de mandats.

Alors vraiment je me permets d’insister sur le fait qu’il est temps de mettre un terme à ces violations répétées de nos règles et à ces coups de force permanents qui discréditent notre Parti et salissent nos valeurs fondamentales.
Je te demande donc, et pour le moins, de rappeler à l’ordre la Fédération Catalane du PS, de lui intimer l’ordre de respecter la Circulaire n° 1386 et de déclarer nulle et non avenue la décision prise hier soir par Christian Bourquin au sein de la Section de Perpignan.

Avec mes amitiés socialistes,

Cher Papy Vé.

21 avr 13

Permets moi de t’appeler ainsi, comme à mon plus jeune âge, lorsque pour les fêtes de Noël, tu nous réunissais tous dans ta grande maison illuminée et pleine d’odeurs savoureuses.
Mon héros, tu étais mon héros en ce temps là, avec toujours des histoires à raconter dans lesquelles tu parlais des batailles de ta vie, de celles que tu avais menées et gagnées, toujours dans la gloire et les honneurs …

C’est pour ça qu’au Lycée, lorsqu’il s’est agi de trouver des volontaires pour l’exposé sur l’Egalité dans la République, j’ai aussitôt levé la main en tant que ton digne petit fils. Je n’ai pas compris sur l’instant le léger froncement de sourcils de mon Prof d’Histoire …
Je t’écris sur le sous-main en cuir parcheminé, qui était le tien à l’Assemblée Nationale : tu me l’avais donné lors de ma communion privée après que j’ai claironné partout que je ferai comme toi plus tard, que tu étais mon modèle…

J’en ai gros sur le cœur, grand-père, vraiment gros sur le cœur !
Dictionnaire de la culture juridique : « Au début du XXIème siècle, la Loi Taubira a mis un terme à la discrimination du Droit de la Famille à l’égard des homosexuels. Le « mariage pour tous » a été adopté après de longs débats et des mouvements réactionnaires violents. Hervé Mariton, député de Droite, était à la tête de cette fronde politico-religieuse dont pourtant l’égérie venait du monde du spectacle. De nombreuses victimes furent à déplorer. »
Voilà, grand-père, le tout premier résultat de mes recherches. C’est ainsi que tu es entré dans l’histoire. C’est ainsi que notre nom est entré dans l’histoire …

Alors comment t’expliquer ce que j’ai sur le cœur ? J’ai retrouvé depuis de nombreux documents d’archives, des vidéos, des écrits, des paroles, la photo de l’égérie – loin si loin du visage bienveillant de grand-mère. J’ai retrouvé tes déclarations de l’époque, les débats auxquels tu as participé, les ignominies homophobes proférées par ceux qui te suivaient …
« Non, ça ne peut pas être lui, ce n’est pas le même» me disais-je en permanence. Ca ne peut pas être ce grand-père bienveillant qui nous expliquait que bien que de confession juive, il avait élevé ses enfants dans la religion catholique par amour pour grand-mère et que tout ça n’était pas grave car « Dieu ne fait pas de différence. Dieu est Amour ».

Nous sommes en 2032, grand-père, et je viens d’avoir quinze ans. Tout ça me paraît tellement vieux et dépassé… Je ne sais pas encore si dans quelques années c’est avec une Marie-Pierre ou avec un Pierre-Marie que j’aurais envie de fonder une famille. Ce qui est certain, c’est que c’est son nom que je prendrai après notre mariage. J’abandonnerai ton nom, qui n’est pas mien.

C’est qui qu’il vise ?

15 avr 13

Christian Bourquin, visiblement contraint de s’expliquer sur son âne et ses fins de mois difficiles (ce n’est donc pas l’âne banquier de « Peau d’âne »), s’est cru obligé de préciser que plus que le cumul de mandats, ce qui était grave c’était le cumul d’activités : « Le non-cumul des activités est indispensable : être élu et avocat, ou médecin, ou professeur d’université c’est risquer des conflits d’intérêts. » (L’Indépendant du 13 avril 2013).

Ooooh, il ne souhaiterait donc plus que Ségolène, médecin à l’hôpital de Perpignan, soit députée ? Et pourtant il voudrait qu’en sus de ses deux mandats de parlementaire et au Conseil Général, elle soit candidate à la Ville de Perpignan ? (…)
Ooooh, il se rebelle contre feu son mentor, Georges Freche, Professeur d’université à Montpellier ? Et pourtant sait il – non, il ne sait pas – que Jean Jaurès était Professeur d’Université de Philosophie à Toulouse ?
Ooooh ? Et en quoi le fait d’être élu et professeur d’université, ce serait « risquer un conflit d’intérêts » ?

Comme d’habitude, il a été approximatif dans ses propos. A l’instar de Ségolène qui l’avait déjà dénoncé dans un courrier adressé à Martine Aubry en 2012 pour justifier son refus de démissionner de son mandat au CG, c’est « avocat et professeur d’université » qu’il voulait dénoncer.
Et puis quand même, comme le champ est trop large, il aurait dû préciser « avocat, professeur d’université et femme ».
Mais là encore, ça pourrait en concerner d’autres, il lui faut préciser encore.
Donc, c’est « avocat, professeur d’université, femme, d’origine non auvergnate, 1m72, 54 kg, euh… 60 ans, brune, cheveux courts, mauvais caractère, euh … des lunettes, oui c’est ça des lunettes pour la myopie, et euh… deux enfants, une petite fille et bon, disons le, les yeux bridés, et une voix grave, très grave … ».

Voilà, ça c’est un cumul que selon Christian Bourquin, il faut absolument interdire parce que trop, mais vraiment, trop risqué : une telle “cumularde” ne doit pas accéder à un mandat électif !!!
Bon, mais très sincèrement, c’est qui qu’il vise ???

Zéro pointé : mon droit de réponse à L’Indépendant.

13 avr 13

J’ai quelque inquiétude pour l’avenir professionnel de Romain Grau qui, manifestement, ne connaît pas ses fondamentaux en Droit. Certes, en tant qu’avocat fiscaliste, je suppose qu’il est incollable dans le domaine de « l ‘optimisation fiscale » (…), mais il ignore visiblement la notion de « conflit d’intérêts » : pendant le temps où, selon ses termes, j’aurais été en conflit d’intérêts en étant l’avocate de Christian Bourquin, je n’avais AUCUN MANDAT PUBLIC. J’étais simplement un des avocats du Conseil Général (jusqu’en 2005 et qui représentait moins de 5% du chiffre d’affaires de mon cabinet), comme l’était auparavant mon mari dont j’ai pris la succession.
Par ailleurs, la « famille Amiel-Donat », ainsi qu’il le déclare, se caractèrise effectivement par son travail, tant sur le plan des études que professionnel, et sans une quelconque intervention de la politique, locale ou nationale . Si Romain Grau veut asséner des mensonges à cet égard, qu’il les assume, sans se cacher derrière quiconque pour éviter une action en diffamation.

Zéro pointé donc pour le petit étudiant Grau qui doit revoir sa copie, et qui confirme, en esquivant le fond de la question, que le fait d’être avocat d’affaires et vice président de l’Agglo en charge des entreprises, c’est très, très gênant.